Du désespoir à la rencontre avec Chams

Samira avait 27 ans lorsqu’elle a appris qu’elle était séropositive. Mère célibataire d’un petit garçon de trois ans, elle s’est retrouvée seule, rejetée par sa famille et ses voisins. Le mot “maladie” suffisait à la couper du monde. Son fils, pourtant en bonne santé, subissait la même exclusion.
C’est par hasard, lors d’une consultation à l’Hôpital d’Enfants de Rabat, qu’elle a entendu parler de l’Association Chams, une structure d’écoute, d’accompagnement et d’aide sociale pour les familles touchées par le VIH.

Je ne savais plus où aller. Chams a été ma deuxième famille.

confie-t-elle.

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Un accompagnement complet : médical, psychologique et humain

Dès son premier contact, Samira a bénéficié d’un suivi psychologique pour l’aider à accepter sa situation et reprendre confiance. Son fils a été pris en charge dans le cadre du programme de prévention de la transmission mère-enfant.
Un travailleur social lui a également expliqué ses droits, l’a aidée à accéder à un logement décent et à des soins réguliers.

Type d’accompagnement Description Résultats
Psychologique Séances d’écoute hebdomadaires avec une psychologue Amélioration de l’estime de soi
Médical Suivi pédiatrique et accès aux médicaments Enfant en parfaite santé
Social Soutien alimentaire et aide administrative Retour à la stabilité financière
Scolaire Inscription de l’enfant à l’école publique Réussite scolaire constante

Quand la dignité renaît

Aujourd’hui, Samira témoigne lors des ateliers de sensibilisation de Chams. Elle parle sans honte, encourage d’autres femmes à se faire dépister et à chercher de l’aide.
Son fils, âgé de 10 ans, rêve de devenir médecin “pour soigner les enfants comme lui”.

“Chams m’a donné bien plus que de la nourriture ou des médicaments. Ils m’ont rendu ma dignité.” dit-elle les larmes aux yeux.

Analyse et impact social

Ce témoignage n’est pas isolé. Plus de 400 familles ont bénéficié de programmes similaires au Maroc. L’approche holistique de Chams, centrée sur le respect, la confidentialité et l’autonomie, a permis d’éviter l’exclusion et de réduire considérablement la stigmatisation liée au VIH pédiatrique.

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