Une histoire née du silence et de la douleur

 

À la périphérie de Rabat, dans un quartier populaire, vit Fatima, 63 ans, grand-mère de trois enfants.
Après la perte tragique de sa fille, décédée des suites du VIH, elle s’est retrouvée seule responsable de ses petits-enfants, âgés de 4 à 11 ans. Sans revenus stables, sans connaissances médicales, elle craignait de ne pouvoir subvenir à leurs besoins ni de comprendre la maladie qui frappait sa famille.

“Je ne savais pas ce qu’était vraiment le VIH, j’avais juste peur… peur que tout le monde nous rejette.”

C’est en 2018 qu’une infirmière du Centre de santé Al Kora, partenaire de l’Association Chams, lui a parlé du programme d’appui psychosocial et médical destiné aux familles vulnérables.

Quand la solidarité prend le relais

L’arrivée de Fatima à Chams a marqué un tournant. Dès son premier rendez-vous, elle a reçu un accompagnement global : soutien moral, conseils médicaux, appui matériel et suivi social.
Les enfants ont été inscrits à des ateliers éducatifs et l’un d’eux, Hicham, a bénéficié d’un suivi psychologique après un épisode de dépression lié à la perte de sa mère.

L’association a également apporté une aide alimentaire mensuelle, et les bénévoles ont organisé une collecte pour réparer la toiture de la petite maison familiale.

“Quand j’ai vu les bénévoles venir avec du lait, des cahiers et même un sourire… j’ai su que je n’étais plus seule.”

Témoignage d’une vie transformée

“Je ne peux pas lire ni écrire, mais je sais que Dieu a mis Chams sur notre route,” dit Fatima en versant quelques larmes.
Son courage et son humilité inspirent les équipes, qui la décrivent comme “l’un des plus beaux exemples de résilience et d’amour familial”.

“Nos enfants ont besoin de plus que des soins : ils ont besoin d’amour, de reconnaissance et de lumière,” rappelle la présidente de Chams.

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